Témoignages

 

RIVES / Didier / 41 ans

CV Sportif :

  • Année de ton premier triathlon :1989
  • Année de ton premier triathlon longue distance 1994

Spécialité : vélo (quand je suis bien entrainé)

Quel sport avant le tri : 10 ans de planche à voile

Quel sport en plus du tri : Apnée, chasse sous-marine, planche à voile

Le triathlon longue distance et toi :

(Liste de tes participations aux épreuves longue distance (à partir du MD))

  • Une quinzaine de MD
  • 2 LD (2 fois Val de reuil)
  • 11 IRONMANS : 3 fois EMBRUN
  • 4 fois LANZAROTE
  • 1 fois ZURICH
  • 1 fois PANAMA BEACH CITY ( FLORIDE )
  • 2 fois NICE
Quel est ton meilleur souvenir concernant le triathlon longue distance ?

Mon premier LANRAROTE (10h32, 4éme Français et qualif pour Hawai…. Ou je ne suis pas allé pour des raisons personnelles)

Quel est ton pire souvenir ?

Mon 1er Nice : malade, j’ai failli abandonner.

Quel est l’épreuve à laquelle tu n’as pas encore participé et que tu rêverais de faire ?

Hawai…… forcément

Ton prochain défi ?

Flécher un bar de 5 kgs ……. Et peut-être rempiler pour un 12éme (et dernier) Ironman

Que dirais tu à celui ou celle qui voudrait se lancer sur le long ?

50% dans les jambes et 50 % … dans la tête.
Aucune de mes courses ne s’est passée de la même façon…. Donc s’adapter, ne jamais lâcher le morceau et surtout ne jamais abandonner (on ne se remet jamais vraiment d’un abandon sur ce type de course).


Ritchy / 34ans

CV Sportif :

  • Début triathlon 1996
  • Premier triathlon longue distance. Val de Reuil 2001

Spécialité : Le vélo que j’ai pratiqué de 12 ans à 24ans. J’ai toujours une licence FFC à L’Etoile Sportive Caennaise mais je ne fais plus de compétition.

Le triathlon longue distance et toi :

(Liste de tes participations aux épreuves longue distance (à partir du MD))

  • 4 Moyennes distances
  • Val de Reuil 2001 et 2002
  • Lorient 2003
  • Bergerac 2004
Quel est ton meilleur souvenir concernant le triathlon longue distance ?

Val de Reuil 2002 où nous avons pris le départ à 8 personnes du club avec les cheveux rouges.

Quel est ton pire souvenir ?

Pire souvenir : Bergerac 2004, abandon à pieds.

Ton prochain défi ?

Pour 2007 un moyenne distance en préparation de Roth 2008.

Ton rêve de triathléte :

Finir un Ironman


Sébastien / 27 ans / «  Zigjack »

CV Sportif :

  • premier triathlon en 2005
  • premier triathlon longue distance ….hum hum….
  • Spécialité : Le tarot

Sport avant le tri : 3 ans de Foot , escalade pendant 2 ans….

Sport en plus du tri : Snowboard (depuis 1998)

Quel est l’épreuve à laquelle tu n’as pas encore participé et que tu rêverais de faire ?

EMBRUN !!!!

Ton prochain défi ?

Un MD en 2007 puis un IM pour en 2008…. Enfin si possible !!

Que dirais tu à celui ou celle qui voudrait se lancer sur le long ?

Ce que je me dis tous les jours : ça doit être bien !!!


Jean-Christophe / « RoadRunner »

IRONMAN : du mythe à la réalité...


Faut-il être un surhomme pour pratiquer le triathlon sur longue distance (faire du "long" dans le jargon triathlète)
et entrer dans la famille des "ironmen" ; telle est la question ?

Il me semble que mon parcours personnel dans le milieu du triathlon
(que je vais vous conter plus loin) permet de répondre par la négative...
Eh voila, le mythe vient de tomber ; le triathlon, y compris dans ses versions longues distances,
est accessible à tous et c'est tant mieux...

Mais au fait c'est quoi le "long" ? Plusieurs formats :
- le moyenne distance ou MD (2,5 Kms de natation, 80 Kms de vélo, 20 Kms de course à pied),
- le longue distance ou LD (4 Kms de natation, 120 Kms de vélo, 30 Kms de course à pied),
- la distance IRONMAN (3,8 Kms de natation, 180 Kms de vélo, 42,2 Kms de course à pied).

Les puristes vous diront qu'il existe aussi la distance HALF-IRONMAN ; "pile poil" la moitié
des distances rencontrées sur un IRONMAN...

Revenons-en à mon histoire...

Un passé sportif pas particulièrement riche, une dizaine d'années de rugby entre 13 et 23 ans
(j'en ai 43 aujourd'hui) puis un grand vide jusqu'en 2000, période à laquelle ou, en plein accord
avec mon médecin, il était temps de faire quelques choses. En effet avec plus de 2 paquets quotidiens
de la célèbre cigarette du cowboy et un poids dépassant les 110 Kgs, ma candidature à l'accident
cardio-vasculaire risquait bien d'être retenue par dame nature !
La décision d'arrêter la cigarette fût prise assez vite ;
mais avec elle une question majeure se posait "que faire pour ne pas prendre 10 Kgs de plus ?"
ce qui, vous en convenez, n'aurait pas été raisonnable ! C'est ce jour là que le triathlon
et moi avons fait connaissance au travers du défi que je me fixais :
participer à un triathlon distance découverte (0,5 Km de natation, 20 Kms de vélo, 5 Kms de course à pied) avant un an.
Et avec un peu de motivation, une sérieuse remise en cause de mon hygiène alimentaire
et quelques heures d'entraînement hebdomadaires, j'ai retrouvé un poids (+/- 90 kgs) raisonnable
et j'ai passé avec succès mon examen d'entrée dans le monde des triathlètes le 21 juin 2001...

Depuis, j'ai pris beaucoup de plaisir sur toutes les distances ;
en 2002 mon premier courte distance ou CD (1,5 Kms de natation, 40 Kms de vélo, 10 Kms de course à pied),
en 2003 mon premier MD puis un LD en 2004. Fin 2005 la boucle était bouclée,
je décidais de me lancer sur la distance mythique en m'engageant sur l'IROMAN de Nice prévu pour fin juin 2006...

6 mois pour se préparer une longue journée pleine d'intensité, de plaisirs,
de doutes et de souffrances mais conclue par un moment d'immense joie, celui auquel tu franchis la ligne d'arrivée...

Durant toute cette période le plus délicat n'est pas de s'entrainer,
10 à 15 heures d'entrainement par semaine suffisent largement
et c'est somme toute une charge de travail acceptable avec un peu d'habitude,
mais d'organiser ces activités sans perdre de vue :
- que ta femme et tes enfants sont plus importants que le triathlon,
- que ton boss compte lui aussi beaucoup sur toi,
- que certainement tu as une vie sociale.
Pour en revenir à la famille, il me semble quand même difficile d'envisager préparer ce type d'épreuve
sans son soutien plein et quotidien ; j'ai eu beaucoup de chance, ce fût le cas pour moi...

Autre angoisse majeure de la phase de préparation : la blessure grave qui ruinerait plusieurs mois d'entraînement ;
il vaut mieux prendre le départ un petit peu sous entraîner que diminué par une blessure
qui te conduira très certainement à l'abandon. La aussi je ne me suis pas trop mal débrouillé, pas de "bobo" majeur...

Arrive enfin l'épreuve : Nice, la Promenade des Anglais...
la veille tu récupères ton dossard, tu prépares tes sacs de transition (surtout ne rien oublier...)
puis tu déposes ton vélo dans le parc... Toute l'après-midi tu t'imprègnes de cette ambiance particulière
(rien à voir avec les autres distances) pour finir le soir à la "pasta party"
où tu t'apercevras que beaucoup comme toi son là pour leur baptême...

Arrive enfin de départ, 6h30 le jour se lève tout juste, tu enfiles fébrilement ta combinaison
et tu rejoins l'aire de départ. C'est à ce moment là que le mélange excitation / trac est le plus fort
et finalement tu n'attends qu'une chose : le départ...

La natation (sauf si tu vises le top du classement) doit rester un échauffement,
il y a encore beaucoup à faire après. Mis à part une rencontre piquante avec un banc de méduses,
pour moi tout s’est bien déroulé...

Après une première transition durant laquelle tu auras pris soins de mettre la tenue appropriée,
il faut être bien avant d'être beau (donc juste le petit maillot de bain pour 180 Kms de vélo,
à part faire puriste, ça doit faire mal aux fesses), te voila parti pour quelques heures
(plus de 6 me concernant) de vélo durant lesquelles forcément tu passeras de mauvais moment,
mais durant lesquelles tu penseras tout le temps au moment ou tu franchiras la ligne.
Encore plus que durant la natation, il faut penser à la suite et garder quelques forces pour le marathon...

C’est bon, tu as posé le vélo dans le parc et la hantise du problème mécanique,
qui conduit presque systématiquement à l’abandon, s’évapore…
La charmante bénévole qui t’étale une bonne quantité de crème solaire sur les épaules
pendant ton changement de tenue est vraiment un pur moment de plaisir… Allez, il faut repartir…
A la différence de ce que j’ai fais, tu veilleras à ne pas tenir compte des tes performances passées sur marathon
pour fixer ton allure, sinon, comme moi tu vivras très vite un long moment d’enfer
avant de retrouver un rythme plus adapté au contexte…
A fil des kilomètres, tu passeras par des hauts et des bas, du découvriras des sensations étranges
  comme le fait que tes jambes refusent de répondre aux sollicitations de ton cerveau…
Et puis arrive le moment auquel tu es certain que quoi qu’il se passe tu arriveras au bout,
en marchant peut-être tu seras « finisher » ! A partir de ce moment,
la fatigue tend à s’estomper un peu avec un pur régal :
le dernier kilomètre qui a conclu pour moi une longue et superbe journée de sport de 12h48 et 31 secondes !

Voila, j’espère que ces quelques lignes t’auront convaincu que « le long » est accessible à tous.
Si l’idée d’essayer t’est déjà passée par la tête alors n’hésites plus et viens rejoindre notre petit groupe…

 

 

 

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